]> Ovide, Métamorphoses, 3, 339-510

Légendes thébaines (3) : Narcisse et Écho (3, 339-510)

 

Narcisse et Écho, métamorphosée en voix (3, 339-401)

Tirésias, devin devenu très prisé en Aonie, fit à propos de Narcisse, né de la nymphe Liriopé et du Céphise, une prédiction restée longtemps mystérieuse : « il atteindra la vieillesse s’il ne se connaît pas ». (3, 339-350)

À l’âge de seize ans, le beau Narcisse, plein de superbe, restait indifférent à l’amour qu’il inspirait tant aux filles qu’aux garçons. Écho notamment était follement éprise de lui. Junon l’avait punie pour avoir favorisé les frasques de Jupiter avec ses compagnes nymphes et l’avait réduite à n’être qu’une voix répétant seulement les derniers mots d’une phrase entendue. Narcisse qu’ Écho poursuivait de ses assiduités, la rejeta brutalement et, réduite désormais à n’être qu’un son invisible, elle vit humble et cachée de tous. (3, 351-401)

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Tirésias, très réputé à travers les villes d’Aonie,

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faisait à ceux qui le consultaient des réponses infaillibles.

La première à éprouver la fiabilité de sa parole

fut Liriope l’azuréenne, qu’un jour Céphise avait enlacée

dans un méandre, emprisonnée dans ses eaux, puis violée.

Très jolie, la nymphe, devenue grosse, avait mis au monde

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un enfant, qui déjà à ce moment pouvait inspirer l’amour,

et elle l’appela Narcisse. Consulté pour savoir si cet enfant

connaîtrait les temps lointains d’une vieillesse épanouie,

le devin prophète déclara : « S’il ne se connaît pas ».

Longtemps la parole de l’augure parut infondée ; l’issue de l’histoire,

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le genre de mort et l’étrange folie de Narcisse prouvent sa véracité.


En effet, à ses quinze ans, le fils du Céphise avait ajouté une année

et pouvait passer pour un enfant ou pour un jeune homme.

Nombre de jeunes garçons, nombre de filles le désiraient,

mais il avait, alliée à sa tendre beauté, tant de dureté orgueilleuse,

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que ni les garçons, ni les jeunes filles ne purent l’émouvoir.

Un jour qu’il poussait vers ses filets des cerfs apeurés,

une nymphe à la voix sonore l’aperçoit ; devant un interlocuteur,

elle ne sait ni se taire ni parler la première, c’est Écho, « la résonnante ».

Jusqu’alors, Écho était un corps, non une simple voix, et pourtant,

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cette bavarde ne se servait pas autrement de sa bouche que maintenant :

elle ne pouvait que répéter les tout derniers mots d’une longue phrase.

C’était là l’œuvre de Junon : en effet, comme souvent, dans la montagne,

Junon risquait de surprendre des nymphes couchées avec son Jupiter,

Écho, avec sagacité, retenait la déesse par un long entretien

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pour permettre aux nymphes de fuir. La Saturnienne s’en aperçut

et dit : « Sur ta langue qui m’a abusée, tu auras seulement

un pouvoir réduit et un usage très limité de ta voix ».

Elle exécute ses menaces. Toutefois, la nymphe répète les sons

qui terminent une phrase, et reproduit les mots qu’elle a entendus.

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Or, donc, dès qu’elle vit Narcisse errant dans des terrains vagues,

elle brûla d’amour pour lui et se mit à le suivre à la dérobée.

Et plus elle le suit, plus elle brûle en approchant la flamme :

ainsi le soufre dont on a enduit le sommet des torches

capte avec vivacité la flamme qu’on approche.

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Que de fois elle a voulu t’aborder avec des mots caressants

et t’adresser de tendres prières ! Sa nature s’y refuse,

ne lui permet pas de commencer ; mais, elle est prête, chose permise,

à attendre les sons auxquels elle renvoie ses propres mots.

Un jour, le jeune homme, séparé de ses fidèles compagnons,

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avait dit : « Il y a quelqu’un ? », et Écho avait répondu « quelqu’un ».

Stupéfait, et tout en dirigeant partout ses regards,

« Viens », crie-t-il d’une voix forte ; elle renvoie un appel à son appel.

Il se retourne, et ne voyant venir personne, il reprend :

« Pourquoi me fuis-tu ? », et entend autant de mots qu’il a prononcés.

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Il continue et, abusé par ces voix qui semblent se répondre,

« Rejoignons-nous », dit-il, et Écho, qui jamais ne pourrait avoir

son plus agréable à renvoyer, répondit : « Rejoignons-nous ».

Enchantée par ses paroles, elle sortit de la forêt

pour aller entourer de ses bras le cou tellement désiré ;

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Mais lui, il s’enfuit et dans sa fuite dit : « Enlève tes mains

qui me serrent ! Je mourrai avant que tu ne disposes de moi » ;

elle ne put que répondre : « que tu ne disposes de moi » !

Rejetée, elle se cache dans les bois, dissimule sous les feuilles

son visage honteux et, depuis lors, vit solitaire dans des grottes.

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Pourtant son amour persiste, accru par la douleur du rejet.

Les soucis épuisent son pauvre corps qui ne trouve pas le sommeil ;

la maigreur plisse sa peau et toute la sève de son corps

disparaît dans l’air. Il ne lui reste que la voix et les os :

sa voix subsiste, et on dit que ses os ont l’aspect de la pierre.

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Depuis, elle se cache dans les forêts, invisible dans la montagne,

mais tout le monde l’entend : elle est le son qui vit en elle.

 

Métamorphose de Narcisse (3, 402-510)

Narcisse, à qui un amoureux dédaigné souhaite de connaître un malheur analogue au sien, sera un jour puni par Némésis. Un jour, après la chasse, le jeune homme veut se désaltérer à une source d’eau pure, et s’éprend de son propre reflet dans l’eau. Éperdument amoureux de l’être qu’il aperçoit, il tente désespérément de saisir sa propre image, incapable de s’arracher à sa propre contemplation.  (3, 402-462)

Quand il comprend enfin qu’il s’aime lui-même, atteint d’une folie inguérissable, il dépérit peu à peu, pleuré par Écho, puis il rejoint les enfers où il continue à chercher dans le Styx les traits aimés. Les Naïades et les Dryades ne trouvent, en guise de cadavre, que sa métamorphose, la fleur qui porte son nom. (3, 463-510)

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Ainsi Narcisse s’était-il joué d’Écho et d’autres nymphes

issues des eaux ou des montagnes, de même que de groupes de garçons ;

un jour l’un d’eux, qu’il avait dédaigné, levant les mains vers le ciel :

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« Puisse-t-il tomber amoureux lui-même, et ne pas posséder l’être aimé ! »,

avait-il dit. La déesse de Rhamnonte approuva cette juste prière.

Il existait une source limpide, aux ondes brillantes et argentées ;

ni bergers ni chèvres paissant dans la montagne

ni autre troupeau ne l’avaient touchée ; nul oiseau,

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nulle bête sauvage, nul rameau mort ne l’avaient troublée.

Elle était entourée d’un gazon nourri de l’eau toute proche,

et cet endroit, la forêt ne laisserait aucun soleil l’échauffer.

Ici l’enfant, épuisé par une chasse animée sous la chaleur,

se laisse tomber, séduit par l’aspect du site et par la source,

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et tandis qu’il désire apaiser sa soif, une autre soif grandit en lui :

en buvant, il est saisi par l’image de la beauté qu’il aperçoit.

Il aime un espoir sans corps, prend pour corps une ombre.

Il est ébloui par sa propre personne et, visage immobile,

reste cloué sur place, telle une statue en marbre de Paros.

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Couché par terre, il contemple deux astres, ses propres yeux,

et ses cheveux, dignes de Bacchus, dignes même d’Apollon,

ses joues d’enfant, sa nuque d’ivoire, sa bouche parfaite

et son teint rosé mêlé à une blancheur de neige.

Admirant tous les détails qui le rendent admirable,

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sans le savoir, il se désire et, en louant, il se loue lui-même ;

quand il sollicite, il est sollicité ; il embrase et brûle tout à la fois.

Que de fois il a donné de vains baisers à la source fallacieuse,

que de fois il a plongé ses bras au milieu des ondes

pour saisir la nuque entrevue, sans se capturer dans l’eau !

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Il ne sait ce qu’il voit, mais ce qu’il voit le consume,

et l’erreur qui abuse ses yeux en même temps les excite.

Naïf, pourquoi chercher en vain à saisir un simulacre fugace ?

Ce que tu désires n’est nulle part ; détourne-toi, tu perdras

ce que tu aimes ! Cette ombre que tu vois est le reflet de ton image :

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elle n’est rien en soi ; elle est venue avec toi et reste avec toi ;

avec toi elle s’éloignera, si du moins tu pouvais t’éloigner !

Ni le souci de Cérès, ni le besoin de repos ne peuvent

le tirer de cet endroit ; mais, couché dans l’herbe sombre,

il contemple d’un œil insatiable cette beauté trompeuse

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et ses propres yeux le perdent ; se soulevant légèrement,

il tend les bras vers les forêts qui l’entourent et dit :

« Ô forêts, est-il un être qui ait vécu un amour plus cruel ?

Vous le savez, vous qui avez si bien caché tant d’amants.

Vous souvenez-vous, puisque vous vivez depuis tant de siècles,

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que, durant cette longue période, quelqu’un se soit ainsi consumé ?

Il me plaît et je le vois ; mais ce que je vois et qui me plaît

je ne puis l’atteindre pourtant ; si grand est l’égarement d’un amant.

Et raison de plus à ma douleur, il n’y a pour nous séparer

ni vaste mer, ni route, ni monts, ni murailles aux portes closes ;

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un peu d’eau nous fait obstacle ! Lui aussi souhaite mon étreinte :

car chaque fois que j’ai tendu mes lèvres vers les eaux limpides,

chaque fois il se tend vers moi, le visage tourné vers le haut.

Je crois pouvoir le toucher : un très mince filet d’eau sépare les amants.

Qui que tu sois, viens ici ! Pourquoi me décevoir, enfant sans pareil ?

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Où t’en vas-tu quand je t’appelle ? Certes, ce ne sont ni ma beauté

ni mon âge que tu fuis, moi que même des nymphes ont aimé !

Ton aimable visage me promet je ne sais quel espoir,

et, lorsque je tends les bras vers toi, spontanément tu tends les tiens,

à mes sourires, tu souris en retour ; souvent même j’ai vu tes larmes

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quand je pleurais ; d’un geste de la tête, tu réponds à mes signes

et pour autant que je le devine au mouvement de tes jolies lèvres,

tu renvoies des mots qui ne parviennent pas à mes oreilles !


Cet être, c’est moi : j’ai compris, et mon image ne me trompe pas ;

je me consume d’amour pour moi : je provoque la flamme que je porte.

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Que faire ? Me laisser implorer ou implorer ? Que demander, du reste ?

L’objet de mon désir est en moi : ma richesse est aussi mon manque.

Ah ! Que ne puis-je me séparer de mon corps ! Vœu inattendu

de la part d’un amant : je voudrais que s’éloigne l’être que j’aime.

Déjà la douleur m’ôte mes forces, le temps qui me reste à vivre

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n’est pas long, et je m’éteins dans la fleur de l’âge. Du reste,

la mort ne m’est pas pénible : dans la mort, je cesserai de souffrir.

Cet être que j’aime, je voudrais qu’il ait vécu plus longtemps ;

maintenant unis à deux par le cœur, nous mourrons d’un seul souffle. »

Il parla et, privé de bon sens, il revint vers la même image,

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troublant l’eau de ses larmes, et, avec l’agitation de la fontaine

la forme s’obscurcit ; lorsqu’il la vit disparaître, il s’écria :

« Où t’enfuis-tu ? Reste, cruel, n’abandonne pas ton amant !,

qu’il me soit permis de contempler ce qu’il m’est impossible

de toucher, et de nourrir ainsi ma misérable folie ! »

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Et tout en pleurant, il fit tomber le haut de son vêtement

et frappa sa poitrine dénudée de ses mains marmoréennes.

Les coups portés donnèrent à son torse une teinte rosée ;

ainsi souvent des fruits, pâles d’un côté, rosissent de l’autre,

ainsi d’habitude les grappes de raisin aux tons changeants

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se colorient de pourpre, déjà avant d’être mûres.

Dès qu’il se vit ainsi dans l’onde redevenue lisse,

il ne le supporta pas plus longtemps ; comme la cire blonde

se met à fondre près d’un feu léger et comme le givre du matin

se dissipe sous un tiède soleil, ainsi, exténué par son amour,

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il se dissout et peu à peu devient la proie d’un feu caché.

Déjà son teint n’a plus une blancheur mêlée de rose ;

la vigueur et les forces et tout ce qui naguère charmait la vue,

et le corps, qu’autrefois avait aimé Écho, tout cela n’existe plus.

Écho pourtant, malgré sa colère et ses souvenirs, compatit

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en le voyant, et chaque fois que le pauvre enfant disait « hélas »,

elle répercutait ses paroles, en répétant « hélas » ;

et lorsque de ses mains il s’était frappé les bras,

elle aussi renvoyait le même bruit de coup.

L’ultime parole de Narcisse, regardant toujours vers l’onde, fut :

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« Hélas, enfant que j’ai aimé en vain ! », et les alentours renvoyèrent

autant de mots, et quand il dit « adieu », Écho aussi le répéta.

Il laissa tomber sa tête fatiguée dans l’herbe verte,

la mort ferma les yeux qui admiraient encore la beauté de leur maître.

Même après son accueil en la demeure infernale,

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il se contemplait dans l’eau du Styx. Ses sœurs les Naïades

se lamentèrent et déposèrent sur leur frère leurs cheveux coupés.

Les Dryades pleurèrent ; Écho répercuta leurs gémissements.

Déjà elles préparaient le bûcher, les torches et le brancard funèbres :

le corps ne se trouvait nulle part ; au lieu d’un corps, elle trouvent

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une fleur au cœur couleur de safran, entourée de pétales blancs.

 

Table des matières

 

Notes

Tirésias (3, 339). Le devin dont il vient d’être question dans le récit qui précède.

Aonie (3, 339). Nom mythique de la Phocide, ou de la Béotie. Voir 1, 313. L’action se situe encore dans la région de Thèbes.

Liriopé, Céphise... Narcisse (3, 342 et 346). Narcisse est né d’une nymphe Liriopé et du dieu-fleuve, Céphise, en Béotie (cfr 1, 369).

Écho (3, 357ss). Écho, nymphe des bois et des sources. Le phénomène de l’écho a suscité diverses légendes étiologiques, dont celle transmise ici par Ovide. Une variante la met en rapport avec le dieu Pan et un satyre.

La déesse de Rhamnonte (3, 406). Rhamnonte est un bourg de l’Attique, non loin de Marathon, où l’on célébrait un culte à Némésis, la déesse qui personnifie la vengeance divine, chargée surtout de punir toute démesure, par exemple l’excès de bonheur chez un mortel ou l’orgueil des puissants. À Rhamnonte, un temple abritait une statue de la déesse sculptée par Phidias dans un bloc de marbre de Paros que les Perses avaient apporté pour en faire un trophée quand ils auraient pris Athènes, ce qui n’arriva pas. Cette statue rappelait qu’ils furent châtiés pour leur démesure.

Paros (3, 419). Une des Cyclades, célèbre pour ses carrières de marbre.

Cérès (3, 437). Nom romain de la déesse grecque Déméter. Ici synonyme de nourriture.

frappé les bras (3, 497). Pour manifester leur douleur, les Anciens se frappaient la poitrine et les membres.

Styx (3, 505). Fleuve des enfers. Voir 1, 189 avec la note.

Naïades (3, 505). Sortes de Nymphes, divinités secondaires qui présidaient aux fontaines et aux rivières (Fastes, 1, 405 et 1, 512).

Dryades (3, 507). Nymphes des arbres (Fastes, 4, 761).