Voilà quelques extraits du discours de Barack Obama à l’académie militaire de West Point, le 1er décembre 2009:

Puis, début 2003, il fut décidé de faire une deuxième guerre, en Irak. La nature déchirante du débat sur la question de la guerre en Irak est bien connue et il n’est pas utile d’y revenir ici.

J’ai fixé un objectif restreint qui consiste à « déstabiliser, démanteler et vaincre Al-Qaïda et ses alliés extrémistes »

Parce que chaque nation doit comprendre que la réelle sécurité ne découlera jamais d’une course sans fin à l’acquisition d’armes sans cesse plus destructrices – la réelle sécurité viendra de ceux qui rejettent ces armes.

Et nous avons forgé un nouveau départ entre l’Amérique et le monde musulman – un renouveau qui reconnaît notre intérêt mutuel à briser le cycle infernal du conflit et qui promet un avenir dans lequel ceux qui tuent des innocents seront isolés par ceux qui défendent la paix, la prospérité et la dignité humaine.

Nous devons également faire savoir à chaque homme, chaque femme et chaque enfant du monde qui vit dans l’obscurité de la tyrannie que l’Amérique s’exprimera en faveur de leurs droits humains et entretiendra la flamme de la liberté, de la justice, du progrès et du respect de la dignité de tous les peuples. C’est ce que nous sommes. Telle est la source, la source morale de l’autorité de l’Amérique.

Nous nous sommes associés à d’autres pour développer un ensemble d’institutions – des Nations unies à l’OTAN en passant par la Banque mondiale – qui veille à la sécurité collective et à la prospérité des êtres humains.

Mais plus que tout autre pays, les États-Unis d’Amérique ont garanti la sécurité du monde pendant six décennies – une période durant laquelle, malgré tous les problèmes, on a vu des murs tomber, des marchés s’ouvrir, des milliards de personnes sortir de la pauvreté, des progrès scientifiques sans précédent se réaliser, et les frontières de la liberté humaine progresser.

Car contrairement aux anciennes puissances, nous n’avons pas cherché à dominer le monde. Nous ne cherchons pas à occuper d’autres pays. Nous n’accaparerons pas les ressources d’un autre pays, ni ne viserons d’autres peuples parce que leur foi ou leur appartenance ethnique est différente de la nôtre.

Un prix nobel de la paix décide l’escalade de la guerre, donne des leçons de moral et prétend être l’élu d’un pays d’anges... il doit s’agir d’humour noir...