Après le coucher du second soleil, au centre de cartographie de la galaxie, l’ordinateur annonce, tambours battants, la découverte d’une autre planète aux conditions climatiques favorables à la vie. Située dans un système comportant plusieurs planètes, dont 4 géantes gazeuses, elle orbite dans la zone serrée permettant à l’eau d’être liquide. L’équipe DCLXVI se prépare alors à un voyage intergalactique de plusieurs mois pour aller observer sur place les formes de vie qui s’y sont développées. Des robots pourraient faire ce travail tout aussi bien mais les Gogoliens aiment bien les voyages. Et les robots sont bien plus utiles à travailler dans les champs pour cultiver leur nourriture.

En se faufilant dans une faille spatio-temporelle, ils parcourent les milliers d’années-lumières les séparant du système planétaire. Pour des raisons techniques imcomprises de l’équipage, ils ne peuvent emprunter ces failles que loin des systèmes planétaires. Le plus long est de s’éloigner ou se rapprocher d’un système. Les voilà donc maintenant à baver d’impatience à l’approche de cette planète prometteuse (étant donné l’anatomie gogolienne, certaines expressions sont à prendre au pied de la lettre...).

soucoupe

Le moment tant attendu arrive enfin! Ils sont assez proches pour observer cette planète avec leurs télescope embarqué. Ils sont émerveillés par les forêts, les océans et toutes les formes de vie qu’ils y découvrent. Les anciens de l’équipage font remarquer, comme à chaque voyage, que l’ordinateur ne les envoie jamais explorer un désert (radotage classique).

Rapidement, ils remarquent des traces de civilisations... Une espèce semble adapter fortement son environnement à ses besoins. A cette instant, les anciens redeviennent jeunes et ouvrent grand leurs globes oculaires. A quel degré de complexité sont-ils arrivés? Par mesure de précautions ils s’arrêtent d’approcher et scrute attentivement autour de la planète à la recherche d’installations spatiales........ Après 2 jours de recherches minutieuses, rien n’est trouvé. Ils peuvent continuer à s’approcher.

Leurs observations se font de plus en plus précises. La technologie semble être assez développée dans certaines régions tandis qu’ailleurs leur vie est beaucoup plus simple. Ils remarquent que l’apparence de ces êtres change selon l’endroit où ils vivent, ce qui suggère l’existence de plusieurs espèces. C’est aussi une bonne explication pour la différence de mode de vie entre eux. Ce début d’étude ethnologique est bouleversé par un événement auquel peu de Gogoliens ont un jour eu affaire: le meurtre.

Les télescopes montrent à leurs yeux séchés par tant d’émotions un grand nombre d’êtres s’entretuant avec les outils qu’ils ont fabriqués. Des experts font alors un cours à tout l’équipage d’exploration sur la genèse des civilisations. Ceci permet aux explorateurs de comprendre ce qu’ils voient et de prendre distance envers ces êtres qui n’ont pas encore apaisé le chaos de leur civilisation.

En présence d’une telle civilisation, le contact est impossible. Ces êtres ont beaucoup trop de mal à s’accepter eux-mêmes. Leur civilisation est instable et morcelée si bien que personne ne peut prévoir le résultat d’un contact. Toutes ces savantes explications sont brillamment illustrées par la dernière grande bataille de la guerre à laquelle ils assistent: deux énormes destructions sont observées. « O my grand Zébulon! » (ils ont eux aussi des expressions débiles...) « Voilà le chaos au grand jour! »

oeil

Le vaisseau d’exploration se met alors en quête d’un lieu caché dans ce système planétaire pour pouvoir y installer une station d’observation. Cette civilisation sera observée discrètement, en plus des autres formes de vie de cette planète. Pour mieux les comprendre, des contacts discrets pourront être établis. Il faudra aussi veiller à empêcher cette civilisation de répandre son chaos au delà de sa planète.

Après cette exploration très fructueuse, ils rentrent sur leur planète prendre quelques vacances sous la chaleur de leurs deux soleils dans leur monde en paix.